Traductions

par Agnieszka Kumor

couverture yvonne princesse de bourgogne 1

Traductions de pièces de théâtre

par Agnieszka Kumor

Responsable du comité polonais à la Maison Antoine-Vitez (Centre international de la traduction théâtrale) elle a traduit des pièces de théâtre d’auteurs polonais.

Elle a notamment traduit : 

  • Yvonne, princesse de Bourgogne de W. Gombrowicz (avec Yves Beaunesne et Renée Wentzig), publié en 1998 par Actes-Sud Papiers et mise en scène au Théâtre de la Colline par Yves Beaunesne –> Lire un extrait
  • Lucie ou le fin mot de l’histoire, de Luc Tartar (publié par Dialog 7-8/2007) –> Lire un extrait
  • Vie intérieure de M. Koterski (avec Luc Tartar, aide à la traduction de la Maison Antoine Vitez, aide à la création du Ministère de la Culture) –> Lire un extrait
  • Lamentation de K. Bizio (avec Laurent Muhleisen, dans le cadre de la saison polonaise en France Nova Polska 2004, organisée par Aneth et la Maison Antoine-Vitez au Théâtre du Rond-Point et dans les bibliothèques de la ville de Paris) –> Lire un extrait
  • Chroniques de la vie et de la mort de Krzysztof Bizio –> Lire un extrait
  • Les Ordures de K. Bizio (avec Luc Tartar) –> Lire un extrait

La présente traduction reprend le texte que Witold Gombrowicz a transmis à Maurice Nadeau, qui est à l’origine de la première traduction française de Konstantin A. Jelenski et de Geneviève Serreau, publiée en 1965 aux éditions René Julliard […].

Cette traduction réalisée à partir de l’édition polonaise de 1986, cherche à établir une proximité textuelle et esthétique avec le texte de Gombrowicz […]. L’auteur avait un goût prononcé pour la répétition de mots et de segments de phrases, pour les calembours simples ou sophistiqués, l’effet de souffle et l’effet sonore, pour la construction de doubles sens étranges, pour l’élaboration simultanée de la parodie, du grotesque, du non-sens et du sens profond, ainsi que pour les néologismes et l’invention sans fin d’interjections.

  • Texte français de Yves Beaunesne, Agnieszka Kumor et Renée Wentzig
  • Actes Sud-Papiers 1998

"C’est jour de mariage. Lucie épouse Carle. Fébrile, elle attend son fiancé mais il est midi vingt et Carle ne viendra plus… Qu’est-il donc arrivé ? Dans une profusion de détails et d’anecdotes, Lucie revoit le passé. Pêle-mêle elle se remémore la rencontre avec Carle, les préparatifs du mariage. Dix fois, vingt fois, mille fois, Lucie se heurte à cet évènement, comme un disque rayé qui a chaque passage lui perce le cœur…" Luc Tartar

  • Texte polonais d’Agnieszka Kumor
  • Publié par Dialog 7/8-2007
  • Texte original : Editions Lansman (in : Nouvelles Ecritures 2, 1998)

Adam Miaulard n'a pas la vie facile : un énigmatique sadique sème la terreur dans son immeuble de béton disgracieux ; l'ascenseur s'arrête à tous les étages sauf au sien ; en bas les policiers lui demandent ses papiers ; ses beaux-parents le harcèlent sans cesse… Mais le drame de son existence se déroule chez lui : sa vie de couple est un désastre. En proie aux désillusions, assailli par son voisinage, le héros se réfugie dans un monde peuplé de personnages sortis tout droit d’émissions de télévision.

En sept épisodes, un pour chaque jour de la semaine, l'auteur dépeint un personnage sans relief, tiraillé entre trivialité et rêves d'héroïsme, obsédé par ses fantasmes inassouvis, sa vie érotique inexistante et sa vie professionnelle peu ambitieuse. Du langage, à la fois quotidien et décalé, découle un humour noir salvateur. Dans sa furie paranoïaque le héros nous paraît même sympathique. On rit, car la vie d'Adam Miaulard semble ne pas nous concerner. Et pourtant…

  • Traduit du polonais par Agnieszka Kumor et Luc Tartar dans le cadre de la saison polonaise en France Nova Polska 2004
  • Inédit, disponible à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques SACD et à la Maison Antoine-Vitez MAV
  • Aide à la création de la Maison Antoine-Vitez, Centre international de la traduction théâtrale, 2004
  • Aide à la création du ministère de la Culture, 2005

Marek Koterski auteur, metteur en scène, réalisateur, scénariste, essayiste est né en 1942 à Cracovie (Pologne).  Il est auteur de huit films dont Życie wewnętrzne (Vie intérieure) et 1986

Dans l’intimité d’un monologue, trois femmes racontent un épisode de leur vie. Jacqueline, 44 ans, fille de Sophie et mère d’Anna, vient d’être licenciée. Réduction des effectifs, lui dit-on. Son mari ne l’écoute plus. Sur le conseil d’un médecin, elle prend un chat qui l’aidera à tromper l’ennui et la dépression naissante.

La vie est longue et mal faite, se dit Anna, 18 ans, fille de Jacqueline et petite-fille de Sophie. Prenons samedi dernier : un jour plus chiant que ça, tu meurs ! On pourrait sortir avec des potes, mais, manque de bol, on n’a pas une tune ?

Sophie, 67 ans, grand-mère d’Anna et mère de Jacqueline. Elle a trouvé le tuyau pour gagner au loto. Elle annonce son secret à son défunt mari. Comme d’habitude, elle lui parle toute la journée et tout y passe : la nouvelle pierre tombale pour son mari, les problèmes conjugaux de sa fille, sa rencontre avec Cathy, une jeune toxicomane. Elle a bien changé, cette pauvre Cathy ! Pour la consoler, Sophie lui confie son secret… Lamentation fait penser à des chants funèbres. Krzysztof Bizio observe la réalité sans juger ses personnages. Le vrai drame se déroule dans la tête du spectateur.

  • Texte français Agnieszka Kumor avec la collaboration de Laurent Muhleisen
  • Inédit, disponible à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques SACD et à la Maison Antoine-Vitez (MAV).
  • Traduit dans le cadre de la saison polonaise en France Nova Polska 2004, avec le soutien de la MAV.

Bleu, Blanc, Rouge. Les noms des personnages rappellent le drapeau tricolore. Pour Krzysztof Bizio ils évoquent plutôt leurs caractères respectifs et leurs modes de vie. La flamboyante Rouge (la mère) ne pense qu’à ses propres malheurs. Elle trompe l’ennui avec des amants « empruntés » à ses copines. Jusqu’à ce qu’un diagnostic de cancer ne vienne la réveiller.

Bleu (le père) a perdu le goût de la vie. On se fait vieux, et la vie n’a pas tenu ses promesses. Il reste traumatisé par un hold up où une arme a été braquée sur lui.

D’un joint occasionnel au trafic de drogues bien huilé, Blanc (le fils) explore des nouveaux champs d’activité. Sa copine se fera avorter à sa demande, un obstacle de moins dans une vie qu’il veut ambitieuse. Sa lâcheté lui revient en pleine figure quand il apprend que sa propre existence est le fruit d’un hasard. Dans cette famille les échanges sont réduits à des phrases bidon au téléphone. La mort rôde et force chacun et chacune à se regarder dans le miroir.

  • Traduit du polonais par Agnieszka Kumor avec la collaboration de Luc Tartar
  • Inédit, disponible à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques SACD
  • Traduit dans le cadre de la saison polonaise en France Nova Polska 2004, organisée par Aneth et la Maison Antoine-Vitez au Théâtre du Rond-Point à Paris et dans les bibliothèques de la Ville de Paris.

Au sixième étage d’un HLM en béton vit, oubliée de tous, La Brune. Seule, la vieille femme fait faire ses courses par un clochard du coin, Le Gris. Entre les délires de la vieille folle et la descente aux enfers de celui qui a tout perdu, l’inévitable se produit : avec l’aide d’un copain, Le Gris dépouille sa patronne de quelques vêtements miteux. Sans crier gare, La Brune tire sa révérence en se jetant du toit d’un théâtre philharmonique. La nuit, elle revient pour hanter Le Gris, lui réclamant les courses payées un mois à l’avance.

On peut vivre dans l’indifférence générale, pourvu que l’on puisse en finir à sa façon, semble nous dire l’auteur. Le regard de Krzysztof Bizio bienveillant, mais non sans cynisme.

  • Traduit du polonais par Agnieszka Kumor avec la collaboration de Luc Tartar dans le cadre de la saison polonaise en France, Nova Polska 2004
  • Inédit, disponible à la Société des auteurs et compositeurs dramatiques

Œuvres personnelles :